Le cycle de l'interconnexion

 

Dans un espace situé dans la pénombre, le visiteur passe d’une borne à une autre, d’un paramètre de l’écosystème à un autre, guidé par des faisceaux lumineux pour découvrir les interactions entre faune, flore et climat. Il découvre simultanément le travail du chercheur, ses outils et ses questionnements. Ce projet s’appuie à la fois sur les données et sur l’approche scientifique utilisée pour l’étude des effets du changement climatique sur les cycles saisonniers de la flore et de la faune.

 

Le cycle de l'interconnexion, Mont-Blanc Lab 2017 © MBison

Le cycle de l'interconnexion, Mont-Blanc Lab 2017 © MBison

 

 

 

L'équipe

L'usager : Guillaume Bergère
Le communicant : Cyril Gautreau
L'expert : Marjorie Bison
Le codeur : Luca Palli 
Le maker : Loïc Pennamen
L'artiste : Sophie Kabaradjian

Le facilitateur : Bruno Callies

Bases de données utilisées

Phénologie des mésanges, grenouilles, épicéa, végétation
Hauteur de neige
Températures

Public

Tout public à partir de 10-11 ans (enfants autonomes). Dispositif à installer en musée, en office du tourisme, etc - dans des zones de passage.

Détails du projet

Dispositif portatif composé de totems représentant des paramètres environnementaux (température, neige) ou des espèces/communautés (mésanges noires, grenouilles rousses, épicéa, végétation herbacée).

L’utilisateur va se déplacer d’un totem à l’autre pour découvrir la phénologie de chacune des espèces ainsi que les différents paramètres environnementaux. Un rétroprojecteur situé au plafond projette au sol des liens lumineux entre les différents totems, ainsi que des animations expliquant le lien, pour mettre en avant les relations entre espèces et paramètres environnementaux.

Objectifs

Faire découvrir au visiteur ce qu’est la phénologie, mais aussi les relations entre des paramètres environnementaux (température, neige) et les espèces (mésanges noires, grenouilles rousses, épicéa, végétation herbacée).

Inviter le visiteur à s’immerger dans le monde de la recherche en passant d’un totem à l’autre. De la même façon que le chercheur lorsqu’il fait ses recherches, le visiteur va se focaliser sur une espèce de l’écosystème (par exemple la grenouille rousse) en étudiant son cycle de vie (cycle de vie expliqué sur la tablette) puis va s’intéresser à une autre espèce ou un autre paramètre sur un autre totem, etc. Tout comme le chercheur, l’utilisateur se rend compte à la fin de son parcours des connexions entre espèces et paramètres grâce aux liens lumineux matérialisés au sol. L’objectif est ainsi de montrer que tout est connecté dans l’écosystème.

Montrer à l’utilisateur que la recherche nécessite de la manipulation. Possibilité pour le visiteur de toucher les totems. Par exemple, pour le cas de la mésange noire, l’utilisateur peut toucher un totem recouvert de plumes. L’objectif est de jouer sur la sensibilité des utilisateurs. En jouant sur la sensibilité, nous pensons pouvoir plus facilement toucher le public et ainsi mieux leur faire prendre conscience de l’impact du changement climatique sur la planète.

Immerger l’utilisateur dans l’écosystème de montagne grâce au visuel, au toucher des totems et aux ambiances sonores spécifiques à chaque totem.

Inviter l’utilisateur à se poser la question de l’impact du changement climatique sur ce type de réseaux. Comment la modification d’un lien peut-il affecter les autres ?

Scénario utilisateur

J’arrive devant plusieurs totems non éclairés. Je m’approche de l’un d’eux pour le découvrir et celui-ci s’éclaire (grâce au rétroprojecteur situé au plafond). Je découvre le paramètre ou l’espèce en question. Je peux toucher le totem et découvrir le cycle de vie de l’espèce ou le cycle annuel du paramètre environnemental grâce à la tablette disposée sur le dessus de totem.
Je m’approche ensuite d’un autre totem qui s’éclaire quand j’arrive devant lui. Si un lien existe entre les deux totems activés, alors un lien lumineux se crée au sol (grâce au rétroprojecteur situé au plafond). Puis une animation se met en route au niveau du lien lumineux pour expliquer la relation entre les deux paramètres/espèces (par exemple, lien neige/grenouille : la grenouille commence à pondre lorsque la neige se retire de la mare). Petit à petit, j’active tous les totems et les liens. A la fin de l’expérience, tout le dispositif est « allumé » et, en reculant pour avoir une vision globale (tel le chercheur lorsqu’il essaie de comprendre ses données et les liens entre elles), je me rends compte que tous les totems sont connectés entre eux. Une petite pancarte m’amène ensuite à me questionner sur l’impact du changement climatique sur les relations au sein de l’écosystème.

Perspectives de développement

Ajouter d’autre paramètres/espèces
Ajouter des pancartes d’explications et questionnements
Totems en bois

Moyens utilisés (outils, matériaux, techniques)

Totem cylindriques en carton
Plumes, végétation, branches d’épicéa, polystyrène (pour imiter la neige) en décoration de chaque totem
Tablettes numériques pour chaque totem
Rétroprojecteur au plafond pour projeter les liens lumineux et les animations.

Cheminements de la construction (choix et points abandonnés)

Nous voulions au départ faire ressentir la montagne et les saisons et expliquer la phénologie et l’impact du changement climatique sur les écosystèmes de montagne. Nous pensions faire un dispositif circulaire avec à l’intérieur, au sein d’alcôves, l’immersion dans les saisons. Puis à l’extérieur, les résultats de recherche scientifique sur le changement climatique. Nous avons finalement opté pour tenter de faire comprendre les connections au sein d’un écosystème en intégrant le visuel, le toucher, l’ouïe.