Modélisations futures

 

 

Les paysages changent. A  l'échelle des temps géologiques comme à l'échelle humaine, le climat influe sur les écosystèmes et en modifie les caractéristiques. Grâce à l'étude de deux espèces exemplaires, la renoncule des glaciers - très dépendante des températures, et l'épicéa - très dépendant de la disponibilité en eau (indice hydrique), les chercheurs ont imaginé les paysages de demain.

 

 

Température et indice hydrique

 

 

Le climat change. Ses nuances façonnent depuis des millénaires les caractéristiques des espèces d'altitude. Or, l'évolution de la température et de l'eau disponible pour les espèces force les écosystèmes à trouver des solutions efficaces et rapides pour survivre.

 

 

Menace sur la renoncule

 

 

La renoncule des glaciers occupe les éboulis et les fissures de rochers sur des sols pauvres en calcaire entre 2 300m et 3 200m. Elle fait partie des plantes détenant des records d'altitude dans les Alpes. Peu d'espèces ont développé comme elle de telles adaptations au climat rigoureux d'altitude. Très dépendante de la température, son habitat est menacé par le changement climatique.

 

 

 

Recul de l'épicéa

Loriaz à l'automne © A.Delestrade

La présence d'une espèce est déterminée par son aire de distribution (les zones où les conditions sont réunies pour qu'elle puisse être présente) mais aussi par sa vitalité et sa place au sein de l’assemblage des autres espèces. Ces paramètres évoluent avec le changement climatique. L’épicéa, qui est aujourd'hui une espèce dominante à l'étage subalpin, risque de perdre son statut d’ici à 2100 au profit d'autres espèces plus adaptées à des températures élevées et à une eau moins abondante en été.