Projet IntForOut

Intégration de données spatiales multi-sources pour la surveillance des écosystèmes soumis à la pression des activités de loisirs en extérieur

 

 

Les territoires de montagne font face à d’importants bouleversements, tant environnementaux que sociétaux, parmi lesquels :

  • Les changements climatiques, qui modifient à la fois les écosystèmes et les conditions de pratiques des activités de plein air,
  • Une fréquentation humaine en hausse, marquée notamment par l’allongement des saisons touristiques et un attrait croissant pour la nature,
  • Une diversification des pratiques récréatives.

Face à ces évolutions, les décideurs locaux sont confrontés à des injonctions contradictoires : développer un tourisme quatre saisons tout en préservant la biodiversité. Or, ces stratégies sont souvent gérées de manière cloisonnée, par des services et disciplines scientifiques distincts, avec des bases de données peu interconnectées.

Ce manque de connaissances et de sensibilisation touche aussi les pratiquants et citoyens, dont certains découvrent la montagne sans réelle conscience des enjeux écologiques.

 

 

Contact

Agathe Chassagneux
Chargée de recherche contact mail

Matthieu Gallet
Ingénieur de recherche contact mail

Chiara Quadranti
Responsable Diffusion et Communication contact mail

 

Calendrier

Ce projet a débuté en 2024 et se déroulera jusqu’en 2027.

 

Financement ANR

Ce projet est financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) au titre du projet « ANR-23-CE55-0003-02 », pour une durée de 42 mois. La part CREA s’élève à 109 320 €.

 

Actualités

Retrouvez les actualités du projet sur le site dédié du LAboratoire en Sciences et Technologies de l’Information Géographique pour la ville intelligente et les territoires durables (LASTIG).

Objectif du projet

Dans ce contexte, le projet IntForOut financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) vise à élaborer un cadre méthodologique permettant d’intégrer des données (sur les activités humaines, la biodiversité et les écosystèmes) issues de sources variées, afin d’évaluer l’influence des loisirs de plein air sur les écosystèmes et proposer des solutions conciliant activités en plein air et conservation de la nature.

Le projet adopte une approche collaborative et s’articule autour de trois objectifs principaux :

  • Améliorer l’accès, le partage et la réutilisation des données : développer un cadre méthodologique pour intégrer et structurer des données issues de différentes sources (e.g. scientifiques, gestionnaires, citoyens) afin d’améliorer la compréhension des interactions entre les activités humaines et la biodiversité.

  • Surmonter les lacunes et incertitudes des données grâce à une approche multi-sources : combiner des bases de données variées (e.g. suivis GPS, pièges photographiques, images satellites, sciences participatives, stations météorologiques) pour améliorer la précision et la fiabilité des indicateurs de pression humaine, et ainsi enrichir l’information disponible pour la prise de décision.

  • Évaluer la valeur ajoutée de l’intégration des sciences citoyennes et des données ouvertes pour (1) identifier les zones sensibles vis-à-vis des activités humaines (hotspots de perturbation) et (2) proposer des stratégies adaptées aux enjeux locaux en impliquant les parties prenantes (gestionnaires et acteurs locaux).

Couverture géographique

Le projet s’appuie sur deux massifs pilotes des Alpes françaises (Bauges et Mont-Blanc) pour concevoir des outils permettant de visualiser et comprendre les interactions entre activités humaines et biodiversité afin, à terme, d’orienter les politiques de gestion et de préservation.

Sur les deux massifs pilotes – Bauges et Chamonix Mont-Blanc –, la pression récréative humaine est en constante augmentation, générant des conflits d’usage avérés ou potentiels entre les pratiquants et la biodiversité. Ces territoires partagent plusieurs caractéristiques : un environnement montagnard riche en biodiversité, des programmes de suivi environnemental actifs depuis plusieurs années, ainsi qu’une fréquentation récréative intense mais encore insuffisamment documentée, tant en termes de volume que de distribution spatio-temporelle et d’impact écologique.

Approche participative

Le projet IntForOut intègre également des actions de sciences participatives, afin de sensibiliser les pratiquants de loisirs de plein air de leurs effets sur les écosystèmes, et en particulier sur la faune.

Le projet IntForOut est coordonné par l’équipe MEIG (Médiation et Enrichissement de l’Information Géographique) du laboratoire LASTIG en partenariat avec le LIFAT (Laboratoire d’Informatique Fondamentale et Appliquée de Tours), le LECA (Laboratoire d’Écologie Alpine) et le CREA Mont-Blanc (Centre de Recherche sur les Écosystèmes d’Altitude).